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Menu Fédération de recherche en infectiologie de la région Centre-Val de Loire

Infectiologie région Centre

Biologie des infections à polyomavirus (BIP)

Responsable: Antoine Touzé

L’objectif principal de l’équipe P2IP est l’étude des infections par les polyomavirus chez l’Homme avec une attention particulière pour l’association entre le polyomavirus de Merkel (MCPyV) et le Carcinome à cellule de Merkel (CCM), cancer cutané rare mais agressif. La découverte de ce virus a apporté un regain d’intérêt pour cette famille virale et a conduit à l’identification de nombreux nouveaux polymavirus humains associés ou non à des pathologies chez l’Homme

Travaux de Recherche

La présence dans notre équipe de dermatologues en lien avec les différents services de dermatologie du Grand Ouest a permis de mettre sur pied une cohorte de patients présentant un carcinome de Merkel (N=150) afin de rechercher des marqueurs diagnostiques et pronostiques liés aux virus ou à l’hôte.

Afin de mieux connaitre l’interaction des différentes protéines virales avec la cellule hôte, les travaux actuels visent à identifier les partenaires cellulaires des protéines structurales et des protéines précoces (oncogènes). L’identification de ces partenaires permettra de répondre à des questions qui restent en suspens sur l’entrée virale et sur le mécanisme de l’oncogenèse mais également de proposer des molécules inhibitrices des interactions avec un potentiel thérapeutique qui seront évaluées dans un modèle animal de CCM.

D’autres aspects de la physio-pathologie du carcinome à cellules de merkel, comme la caractérisation de l’infiltrat lymphocytaire tumoral, l’utilisation de l’ADCC comme thérapie, l’implication des UV comme co-facteur dans l’oncogénèse virale et l’interaction avec les cellules de l’immunité innée sont étudiés par nos partenaires au sein du projet POCAME (polyomavirus et carcinome de Merkel) soutenu par le Cancéropole Grand Ouest (2015-2016).

Lors des travaux d’interactomique sur les oncogènes du MCPyV, les protéines précoces du polyomavirus BK (BKPyV) ont initialement été utilisés à titre de comparaison. Les résultats obtenus pour ces protéines nous permettent d’envisager l’identification de molécules à potentiel thérapeutique. En effet, même si ce polyomavirus est le premier polyomavirus décrit en 1971, il n’existe toujours pas de thérapie spécifique pour lutter contre ce virus fortement associé, depuis l’établissement des traitements anti-rejet de nouvelle génération, à des néphropathies chez les sujets transplantés de rein ou de moelle.