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Menu Fédération de recherche en infectiologie de la région Centre-Val de Loire

Infectiologie région Centre

Multirésistances et Pouvoir Pathogène des Nématodes (MPN)

Responsable : Cédric Neveu

Une bonne utilisation des antiparasitaires et la recherche de facteurs clés de l'invasion parasitaire
  

Enjeux socio-économiques

Les infestations par les strongles gastro-intestinaux représentent une des principales contraintes de l’élevage des ruminants à l’herbe à l’échelle mondiale. Ces nématodes parasites ont un impact majeur sur la santé animale et sont responsables de lourdes pertes économiques liées à des baisses de productions (viande, lait) ainsi qu’à la mortalité des jeunes animaux. A l’heure actuelle, le contrôle des populations parasitaires est exclusivement basé sur l’utilisation de traitements anthelminthiques. Leur usage intensif a donc inévitablement conduit à l’émergence d’isolats de parasites résistants. Ces espèces ont développé des résistances aux trois familles d’anthelminthiques les plus fréquemment utilisées : benzimidazoles, lactones macrocycliques et imidazothiazoles (levamisole). La position de l’équipe est unique dans la mesure où la résistance des nématodes aux trois grandes familles de molécules est explorée sous des abords moléculaires  -du mécanisme à l’épidémiologie moléculaire - ou cellulaires.

Activités de recherche

Résistance aux anthelminthiques

Les mécanismes généraux concernent la multirésistance liée aux pompes d’efflux. Les diverses familles d’anthelminthiques sont concernées. Il a été montré précédemment que les mécanismes non spécifiques impliquant des « pompes cellulaires » assurant l’efflux des toxiques jouaient un rôle fonctionnel majeur dans l’efficacité des traitements contre les nématodes trichostrongles des ruminants. Ces mécanismes expliquent en partie la capacité des parasites à résister à une ou plusieurs familles d’antiparasitaires
 Notre équipe étudie également les mécanismes moléculaires impliqués dans la résistance spécifique à certaines molécules telles que le levamisole et le pyrantel. Nous cherchons à identifier et caractériser les récepteurs de ces anthelminthiques chez les strongles digestifs.

Identification de gènes impliqués dans l’installation des strongles digestifs chez les ovins

La remise en cause de l’efficacité des traitements anthelminthiques et l’absence de développement de nouvelles molécules nécessitera à moyen terme de développer de nouvelles stratégies de lutte pour contrôler les populations de trichostrongles. C’est dans ce contexte que nous développons actuellement, un axe de recherche concernant l’étude des facteurs de pathogénicité des strongles digestifs. En effet, les effecteurs du pouvoir pathogène impliqués dans l’installation ainsi que dans l’échappement au système immunitaire constituent des cibles privilégiées pour la mise au point de nouvelles méthodes de lutte.