En naviguant sur notre site vous acceptez l'installation et l'utilisation des cookies sur votre ordinateur. En savoir +

Menu Fédération de recherche en infectiologie de la région Centre-Val de Loire

Infectiologie région Centre

Morphogenèse et antigénicité du VIH et des virus des hépatites, UMR INSERM 966

Responsable : Philippe Roingeard

Améliorer les connaissances sur deux virus importants en terme de santé publique : le virus de l'hépatite C (VHC) et le virus de l'immunodéficience humaine (VIH)

Enjeux socio-économiques

L’INSERM U 966 focalise ses recherches sur deux virus particulièrement important en terme de santé publique, le virus de l’hépatite C (VHC) et le virus de l’immunodéficience humaine (VIH).

Les programmes de recherche visent à faire progresser les connaissances sur la morphogenèse de ces deux virus, ainsi que l’impact de leur variabilité sur le contrôle de l’infection. Le VIH et le VHC partagent le point commun d’être associés à des infections chroniques, même si certains individus (de l’ordre de 20-30%) parviennent spontanément à contrôler leur infection et à éliminer le virus dans le cas du VHC. Les deux virus réussissent donc à échapper au contrôle par le système immunitaire, et l’infection conduit dans les deux cas à la diversification de l’isolat sous forme de quasi–espèces du fait des propriétés intrinsèques des enzymes virales et de la pression de l’hôte.

Activités de recherche

Le projet à long terme de l’équipe a pour finalité de tenter de comprendre ce qui, au sein des ces virus, est en partie responsable de cet échappement notamment en interférant avec la réponse humorale neutralisante. L’équipe souhaite aborder cet aspect de la réponse humorale neutralisante. Les anticorps neutralisants sont en effet largement impliqués dans la protection mise en place lors d'une primo-infection (immunité stérilisante) pour de nombreux virus et constituent un élément clé dans les vaccinations anti-virales efficaces. Cette réflexion et ce projet s’inscrivent dans une approche d’amont visant à tenter de comprendre pourquoi la réponse neutralisante est si faible et inadaptée dans le cas du VIH, et de disposer de moyens pertinents d’analyse in vitro de la réponse neutralisante dans le cas du VHC. Le but ultime est de s’appuyer ensuite sur nos observations et résultats pour contribuer, si possible, à la conception de vaccins préventifs contre ces deux infections. Les approches que avons choisies pour l'étude de la morphogenèse virale incluent le développement de systèmes de production de pseudo-virions ou de particules sous-virales.

VHC

L’absence de système de propagation in vitro efficace du VHC a longtemps constitué un frein à l’étude du cycle infectieux du virus. Dans ce contexte, l’un des résultats majeur de l’équipe au cours de ces dernières années a été de montrer, pour la première fois, la morphogenèse de pseudo-virions du VHC en cellules de mammifères, grâce à l’expression d’un ADNc sous-génomique contenant uniquement les gènes structuraux. Ce modèle représente actuellement un outil important pour étudier la morphogenèse du VHC.

Par ailleurs, la mise au point récente d’un système de propagation du VHC in vitro nous incite à utiliser un tel système pour analyser les étapes précoces de l’infection et leur neutralisation éventuelle par des anticorps. L'équipe travaille également sur certains aspects de la pathogénicité du virus, et notamment sur l'accumulation intracellulaire de gouttelettes lipidiques dans les cellules infectées. Ce phénomène induit par le virus est responsable de la stéatose hépatique (accumulation des lipides dans le foie), observée chez les patients chroniquement infectés par le VHC.

VIH

L’équipe a développé une recherche originale sur le VIH, basée sur l’étude des enveloppes d’isolats primaires du virus plutôt que sur des souches virales adaptées au laboratoire. Les propriétés particulières de ces souches primaires, certainement plus proches de la réalité biologique, incitent  à ré-évaluer le trafic intracellulaire des protéines d’enveloppe du VIH et sa morphogenèse à l’aide de telles souches primaires.

Par ailleurs, l’équipe dispose d’un matériel biologique très original montrant l’évolution de ces souches primaires au cours de l’infection naturelle, qui conforte l’hypothèse de l’apparition au cours du temps d’un bouclier glycanique, permettant l’échappement du virus au système immunitaire. Ce modèle est mis à profit pour étudier la nature et l’évolution des épitopes neutralisants chez des sujets ayant développé une réponse neutralisante de large spectre. L'équipe travaille également en collaboration avec des équipes de Thaïlande sur le rôle protecteur des anticorps neutralisants vis-à-vis de la transmission mère-enfant.

Site internet de l'unité