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Menu Fédération de recherche en infectiologie de la région Centre-Val de Loire

Infectiologie région Centre

Pathologie et Immunologie Aviaire (PIA)

Responsable : Sascha Trapp

Mécanismes cellulaires et moléculaires de la pathogénicité des virus influenza aviaires 

Enjeux Socio-économiques

Les virus influenza ont un impact mondial en santé publique et vétérinaire. Ces virus adaptés à l’homme ou aux animaux domestiques proviennent d’un ensemble beaucoup plus vaste. Celui-ci est entretenu dans le réservoir constitué par les oiseaux aquatiques sauvages. Dans ce réservoir, les virusinfluenza maintiennent leur diversité génétique par de fréquents échanges de gènes. Il en résulte une production permanente de nouveaux virus, dont certains peuvent émerger comme très pathogènespour la volaille domestique et parfois mortels pour l’homme. Mieux connaître les éléments qui déterminent la pathogénicité du virus doit permettre d’élaborer de nouvelles stratégies antivirales ; cela permettra aussi d’améliorer la surveillance par une meilleure prédiction du risque.  

Facteurs viraux de pathogénicité

Les virus influenza aviaires font l'objet de travaux en 2 volets :

  • approfondir l’étude des activités de la protéine non structurale NS1. Nous avons notamment choisi d'explorer les activités de NS1 en lien avec les ARN, ce qui reste peu étudié. En effet, les recherches menées actuellement sur NS1 se concentrent surtout sur ses activités anti interféron
  • mieux évaluer les risques de transmission inter-espèces des virus en identifiant les déterminants de virulence et d'adaptation. Il s'agit de mieux comprendre les éléments d’adaptation des virus issus de l’avifaune sauvage aux poulets ou à d'autres espèces d’élevage

Réponse immunitaire innée du poulet domestique

Nous étudions les caractéristiques de la réponse immunitaire innée du poulet après infection par différentes souches de virus influenza aviaires. Une réponse en interférons et en cytokines pro-inflammatoires doit se mettre en place pour maîtriser l’infection virale et éviter une pathologie mortelle. La stimulation de cette réponse implique l’activation de voies de signalisation spécifiques. Il reste à analyser finement les particularités de ces voies chez les oiseaux comparativement aux mammifères. Les cibles étudiées sont les cellules de l’épithélium respiratoire et de l’endothélium. Ces travaux ont pour but de comprendre les facteurs moléculaires majeurs de la sensibilité ou de la résistance de l’hôte à l’infection.